52e congrès : synthèse commission pêche à pied
52e congrès de la FNPP du 10 et 11 avril 2026 à Nantes (Pays de la Loire)
La réglementation de la pêche à pied dépend de chaque département ou région. De ce fait, les arrêtés qui sont pris par les préfets de région, ne tiennent pas suffisamment compte des arrêtés voisins. C’est l’un des grands problèmes de la pêche à pied. Par ailleurs, les espaces de pêche se réduisent de plus en plus, notamment en raison de l’augmentation des cultures marines de toutes sortes. Il n’est pas normal que les associations ne soient pas consultées lors de projets d’agrandissement ou d’installation de cultures marines.
L’information faite par les services de l’État est insuffisamment réactive ; on peut constater sur leurs sites que les mises à jour ne sont pas toujours faites. Ce sont bien souvent la FNPP et les clubs locaux qui assurent cette information avec leurs propres outils
dont s’inspirent largement les parcs marins, par exemple. Il est indispensable de généraliser et d’actualiser les panneaux d’information aux accès à la mer.
Par ailleurs, on assiste, ici et là, à la mise en place de Zones de protection forte (ZPF). Il n’est pas acceptable que ces zones, et également les arrêtés de biotope, soient définis sans que les instances locales et en particulier les associations de pêche en mer soient consultées.
Quelles sont nos demandes ?
- Consultation systématique des associations de pêcheurs à pied pour tout nouveau projet de mise en ZPF ou autre.
- Extension des comités de suivi sur tous les départements littoraux.
- Affichage réglementaire généralisé et à jour aux accès à la mer pour l’information des pêcheurs à pied de loisir (inciter les communes à le faire en liaison avec l’Office français de la biodiversité).
- Création d’une structure nationale pour étudier ce qui est possible et raisonnable dans l’harmonisation des règles de pêche à pied :
- quotas par espèce adaptés aux sites ;
- engins de pêche ;
- distance à respecter la même partout par rapport aux
concessions conchylicoles.
- L’abrogation des arrêtés obligeant au marquage de certaines espèces.
- Un balisage suffisant des installations conchylicoles (normalement obligatoire) et l’enlèvement des vieilles installations.
- Que nos associations soient obligatoirement membres des commissions de classement sanitaire des zones de production et de pêche à pied et également des commissions locales de l’eau (CLE) qui veillent à la qualité des eaux littorales.
- Nous disons STOP aux extensions des concessions conchylicoles, quand la capacité trophique du milieu est déjà à saturation.
- La réouverture de la pêche des poulpes compte tenu de l’invasion actuelle car elle est interdite dans certains départements.
Jean Lepigouchet , responsable de la commission pêche à pied








