52e congrès : synthèse commission pêche

Par Denis Cottard | Pêche de loisir

52e congrès : synthèse commission pêche

52e congrès de la FNPP du 10 et 11 avril 2026 à Nantes (Pays de la Loire)

Participants : Denis Cottard (76), responsable de la commission ; Vincent Le Masson (56) ; Gérard Giordano (13) ; Alain Scriban (22) ; Pierre Colin (29) ; Bruno Bottereau (30) ; Dominique Eusèbe (35) ; Luc Boquet (50) ; Daniel Le Dillau (50) ; Jean-Luc Coret (62) ; Laurent Duparc (76) ; Éric Donis (76) ; Fabrice Delavier (76) ; Jean-Marie Destefani (83) ; Antonio Cazzato (83) ; Jean-Paul Massot-Labrosse (85) ; Philippe Verdier (85) ; Marc Alexandre (85) ; Emmanuel Radenac (85) ; Jackie Plataut (85) ; Christophe Barrault (56) ; Claire Lapougeas (Ifremer) ; Emmanuel Dupost (14) ; Fabrice Diguet (50).

Réglementations sur les espèces sensibles (dont maquereau) à déclarer sur Recfishing

Outre le bar, le lieu jaune, la dorade rose et la dorade coryphène, le maquereau sera ajouté sur la liste des espèces sensibles pour la saison 2026 avec un quota maximum de dix maquereaux par jour et par personne. Au-delà de la contrainte d’enregistrement sur Recfishing, la FNPP souhaite transformer cette mesure en un levier pédagogique et de réalité du poids réel de la pêche récréative sur la ressource. Il est bien noté que pour 2026, le système de déclaration du thon ne fait pas encore partie de Recfishing et reste identique à celui des années antérieures à ce stade.

Concernant RecFishing, cette première année, qui ne peut être autrement que de transition, une certaine pédagogie et des actions de sensibilisation devront être privilégiées tant par les Autorités que par nos fédérations pour faciliter la mise en place de RecFishing par nos membres au sein des associations.
RecFishing résultant de la transposition d’une obligation européenne décidée par l’ensemble des états-membres, et que chacun d’entre eux doit mettre en place à partir de 2026, la pêche de loisir a tout intérêt à intégrer le processus de mise en place et d’amélioration pour en faire, à terme, un instrument à son profit et délivrant des indications pertinentes et scientifiques sur sa représentativité et la pression toute relative qu’elle exerce sur les stocks d’espèces sensibles.

Pour résoudre plusieurs problèmes d’ores et déjà identifiés, priorité auprès des Autorités a déjà été demandée par la FNPP, avec la CML, pour que soit intégrée rapidement la possibilité d’installer l’application sur un ordinateur. Ce faisant, un tiers reconnu ou personne morale (comme une association) devra pouvoir de cette façon effectuer la procédure d’inscription d’un pêcheur et/ou de déclaration de prises pour l’un de ses membres lorsque celui-ci ne possède pas de téléphone portable.

Tout en étant aussi une option parfois mise en avant, à noter que la déclaration papier comporte des risques de complications et de gestion lourde qui devraient pouvoir être évités par l’option précédente.

Concernant les moins de 16 ans, ces derniers n’ont réglementairement pas d’obligation de se déclarer sur RecFishing, mais ils sont bien soumis aux mêmes règles (quota par personne, taille etc.). Néanmoins, il est recommandé que les moins de seize ans se déclarent pour intégrer au plus tôt le système en améliorant ainsi la qualité et l’exhaustivité des données.

Gestion de la pêche au thon rouge

La demande persistante d’augmentation du quota réservé à la pêche de loisir reste un objectif majeur. Concernant la problématique et les périodes de « No-kill », la FNPP demande l’allongement de la période de pêche pour coller à la réalité de la présence des thons selon les régions, sans distinction du type de pêche (prélèvement ou non).
Parallèlement, un accent sera mis pour encourager et sensibiliser nos adhérents aux bonnes méthodes pour pêcher le thon en « No-kill » et le relâcher dans de bonnes conditions, par exemple en créant un guide de bonnes pratiques (utilisation des pinces à thon, d’hameçons adaptés, durée non excessive avant le relâcher etc.).

Harmonisation et communication des règles de pêche

Une analyse permettant de remettre à plat les couches successives de contraintes accumulées dans le temps pour beaucoup des espèces sous gestion mériterait d’être effectuée, y compris par ou avec les Autorités. Cet enjeu, même si ce cumul provoque un certain nombre d’incompréhensions, de la même façon que toute différence entre zones et cantonnements doit pouvoir être justifiée, n’est toutefois pas prioritaire (et peut parfois permettre de défendre certains quotas). L’enjeu primordial est plutôt de demander l’interdiction de la pêche sur les frayères et/ou durant les périodes de reproduction pour tous les acteurs.

Autre enjeu à souligner : dénoncer l’impact et l’incom-préhension suscités par les dérogations octroyées à certains dans de trop nombreux cas.
Des discussions avec les services centraux ont normalement permis de revenir à un retour à un marquage simplifié : numéro d’immatriculation sur la bouée OU sur le casier.

Denis Cottard, responsable de la commission pêche