Volontaire en service civique : témoignage…
L’aventure des sciences participatives autour des palourdes a commencé en 2015, grâce à l’énergie de nombreux bénévoles. Avec le soutien de la FNPP, cette initiative permet aussi à de jeunes volontaires en service civique de vivre une expérience riche de terrain et de partage. Depuis le 1er octobre, Anaïs, notre 23e volontaire, a rejoint l’équipe aux côtés de ces bénévoles et de la doctorante Jade. Curieuse, motivée et pleine d’enthousiasme, elle s’est déjà bien intégrée à la dynamique du groupe. Laissons-là se présenter !
« Animée par l’envie de renforcer mon expérience dans le domaine de l’environnement marin, j’ai choisi d’effectuer un service civique : mon parcours scientifique, du BTS Biotechnologies à Nantes jusqu’à la licence en Sciences de la Vie, spécialité Biologie des Systèmes marins à La Rochelle, ayant confirmé mon attrait pour ce milieu. Malgré quelques démarches restées sans suite, j’ai persévéré et, en septembre, j’ai eu la chance d’être contactée par la Fédération nationale de la plaisance et des pêches en mer (FNPP). Le projet proposé m’a immédiatement séduite car il réunissait tout ce que je recherchais : engagement, apprentissage et ouverture.
La mission intitulée « Sensibiliser aux impacts environnementaux et touristiques de la pêche à pied, richesse du littoral » me donne la chance de m’investir pleinement dans un projet porteur de sens. C’est une opportunité d’acquisition de nouvelles connaissances, de découverte et d’épanouissement, tant sur le plan personnel que professionnel. Être accompagnée par ma tutrice, Annick Danis, me donne également l’occasion de côtoyer Jade Mogeon, doctorante à l’Université de Nantes qui prépare une thèse concernant l’impact de la pêche de loisir et l’environnement sur les populations de palourdes Ruditapes philippinarum (palourde japonaise) et Ruditapes decussatus (palourde européenne) des côtes de la Manche et de l’Atlantique.
Actuellement, je contribue à dénombrer les pêcheurs sur les estrans suivis au travers de vidéos préparées en amont par les bénévoles des différentes associations de la FNPP. Je dois, en parallèle, définir les zones couvertes par les vidéos sur une carte numérique du site GéoPortail. Je réalise aussi des sorties de terrain, la première a eu lieu le 7 octobre avec l’APLAV (Association pêche loisirs Atlantique Vendée). Nous nous sommes rendus sur la zone des Barbâtres à Noirmoutier, à la rencontre des classes de 6e. J’ai apprécié ce moment où, après avoir reçu des consignes claires et précises, les élèves ont pu partir à la découverte de l’estran à leur rythme. On sentait chez eux une vraie curiosité et une attention à l’environnement qui les entourait. Deux enquêtes de sondage ont également été menées sur place afin de compléter la base de données qui sera utilisée pour les statistiques de la partie « socio-économie » de la thèse.
Le lendemain, Jade et moi avons effectué le comptage des pêcheurs sur le site de la Bernerie-en-Retz, en suivant un trajet spécifique, enregistré à l’aide de l’application GeoTracker. Nous avons filmé en même temps les deux côtés de la zone géolocalisée (côté côte et côté mer) afin de délimiter une aire de comptage plus ciblée. Puis, le 20 octobre, au passage du Gois à Noirmoutier, avec les bénévoles de l’APLAV, j’ai contribué à la poursuite des comptages et au recensement des palourdes sur les deux zones sélectionnées pour le projet. J’étais présente sur celle de Gresseloup. Des fiches ont été renseignées indiquant date, heure de basse mer, lieu de l’échantillonnage autour des six points géolocalisés, espèces et dimensions des palourdes trouvées.
En ce début de mission, j’ai déjà appris beaucoup : des techniques d’échantillonnage des palourdes puis, hors du terrain, comment analyser les données. J’ai particulièrement aimé les sorties pour l’approche concrète des techniques. Je suis certaine que c’est seulement le début de mes découvertes ! »
Anaïs Le Coz
volontaire en service civique




