Les orques attaquent
On connaissait les attaques légendaires, ou pas, de pieuvres géantes ou de calamars qui ceinturaient les bateaux de leurs tentacules géants pour les entrainer vers le fond. Mais depuis quelques années c’est un danger bien réel qui menace les plaisanciers.
Des faits récents l’attestent par l’image, un voilier a coulé près des côtes espagnoles suite aux chocs répétés sur le safran et sur la coque. Contraint d’utiliser le radeau de survie, l’équipage a été récupéré par un chalutier puis hélitreuillé sain et sauf par les secours espagnols. On nous dit : « C’est par jeu que ces orques attaquent. », mais il ne doit bien y avoir que celles-ci qui s’amusent lors d’un tel événement. Si ces attaques se produisent principalement sur les côtes espagnoles et plus encore à l’approche de Gibraltar, il est prouvé que les orques fréquentent aussi le golfe de Gascogne. Pour l’instant les embarcations à moteur semblent épargnées… mais jusqu’à quand ? Les pêcheurs de thon sur le gouf de Capbreton sont les plus concernés parce que le cétacé en question apprécie particulièrement sa chair, et il est prêt à attendre que le poisson soit au bout de la ligne pour s’en emparer.
Si la réglementation en matière de distance d’approche des cétacés varie de 100 à 400 m suivant le lieu, il est fortement conseillé de s’écarter d’une zone fréquentée par les orques en espérant qu’ils ne nous prennent pas, eux, en filature.
L’orque ou épaulard est le plus grand des delphinidés, mammifère comme le dauphin et le globicéphale. Intelligent, puissant, et social, ce prédateur fascine autant qu’il inquiète.
Bilans saison estivale 2025 des préfectures maritimes
Atlantique
Principalement occasionnées par la plaisance à moteur, 2 885 opérations de secours en mer ont eu lieu cet été, soit cent-vingt-huit de plus qu’en 2024, parmi lesquelles vingt-trois décès. Le quart de ces interventions a concerné la panne de moteur, quelquefois la panne sèche.
Méditerranée
3 536 interventions durant l’été 2025 ; là aussi en augmentation par rapport à 2024, trente-huit personnes ont perdu la vie. Si les accidents de plongées sont en baisse (-10 %), les noyades sont en augmentation comme partout ailleurs, en mer et eaux intérieures.
Avis aux imprudents
Globalement chaque année les mêmes causes produisent les mêmes effets : le manque de respect de la réglementation, la vitesse, le défaut de matériel de sécurité, l’impréparation du chef de bord, son manque de considération pour les prévisions météorologiques etc. mènent un jour à la catastrophe.
Patrice Allin
responsable de la commission sécurité


