Flamanville - Fondateur de l’association des plaisanciers de Port-Diélette, Guy Corlays s’est éteint
Figure bien connue de Port-Diélette, Guy Corlays s’est éteint jeudi 2 à l’âge de 79 ans. Fondateur de l’association des plaisanciers, bâtisseur du port tel qu’on le connaît aujourd’hui, il laisse derrière lui des hommes qui ne l’oublieront pas.
Le dimanche 29 mars, il était présent, attentif et fidèle à l’assemblée générale de l’association qu’il avait contribué à créer. « Avec son départ, ce n’est pas une page qui se tourne, c’est un livre qui se ferme », confie Allain Cossé, du conseil d’administration des plaisanciers de Port-Diélette, encore sonnés par la nouvelle. À Diélette, son nom était connu. S’il a été président de l’association, il a surtout été l’un des premiers à croire à ce port, à s’y investir, à le défendre.
Un défenseur constant des plaisanciers
Né à Saint-Malo, Guy Corlays avait la mer en lui depuis toujours. Mécanicien de précision dans le domaine de la mécanique marine, il a mené sa vie professionnelle entre Lyon et l’Alsace, avant de revenir s’installer à Flamanville en 1983, avec Mado et leurs quatre enfants. C’est sur cette côte qu’il s’est pleinement engagé dans la vie maritime.
Avant les pontons et les infrastructures actuelles, il y a eu une vision. Et une ténacité peu commune. Guy Corlays faisait partie de ceux qui ont cru en la création du premier port de plaisance de Diélette, à une époque où tout restait à imaginer. Avec le soutien de la commune de Flamanville, il a participé à la mise en place des premiers mouillages à l’échouage, 80 places fondatrices. Puis, il a contribué à structurer les usagers avec la création de la première association de plaisanciers. « Il fallait convaincre, parfois insister, souvent recommencer », raconte Allain Cossé. « Mais Guy ne lâchait rien ! »
Lorsque le nouveau port a vu le jour entre 1994 et 1997, l’histoire a alors pris une autre ampleur. L’association a renait sous sa forme actuelle. Deux ans plus tard, en 1999, il passait la main, sans jamais vraiment s’éloigner.
Pendant plus de quarante ans, Guy Corlays est resté une figure vigilante, parfois directe, mais toujours engagée. « Il avait un caractère bien trempé. Mais, c’était toujours pour défendre les autres. »
Son combat principal restait la défense des droits des plaisanciers, notamment ceux liés à la pêche de loisirs. Sur ce point, il ne transigeait pas. Mais derrière cette fermeté, ceux qui l’ont côtoyé racontent surtout un homme disponible. « Il rendait service sans compter. Il trouvait toujours une solution », se souvient-on. « Et puis il savait accueillir, mettre à l’aise. » Des mains habiles, un vrai sens du collectif et une capacité à rassembler qui ont marqué durablement l’association.
Un dernier hommage vendredi face à la mer
Les obsèques de Guy Corlays se tiendront ce vendredi 10 avril, à 10 h 30, en l’église de Siouville-Hague, sa commune d’adoption depuis quarante ans. Puis une cérémonie aura lieu à 15 heures au crématorium de Brix.
Conformément à ses volontés, ses cendres seront déposées en mer, face à son domicile, sur l’un de ses lieux de pêche préférés. Les plaisanciers de Diélette prévoient de se rassembler en mer pour l’accompagner une dernière fois, en formant « l’armada du dernier hommage » en son honneur.
À Mado, à ses enfants et à l’ensemble de sa famille, les plaisanciers adressent leurs pensées.
Bon vent, capitaine…


