Le quota de maquereaux porté à 10 par jour et par personne : « Ça reste trop juste »
Plus d’un millier de personnes avaient défilé dans les rues de Cherbourg-en-Cotentin (Manche) le samedi 14 mars 2026 pour dénoncer la limitation à cinq maquereaux par jour et par personne.
© La Presse de la Manche - Sébastien Lucot
Les pêcheurs de loisir peuvent désormais pêcher 10 maquereaux par jour et par personne. Un quota relevé, mais encore jugé insuffisant par certains pêcheurs de la Manche.

La Presse de la Manche

Le quota de maquereaux porté à 10 par jour et par personne : « Ça reste trop juste »

En raison de la surpêche, la pêche de loisir devait être soumise à un plafond de cinq maquereaux par jour et par personne. En effet, face à la baisse des quotas de maquereau de -70 % pour les pêcheurs professionnels, en janvier 2026, la ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud avait proposé une mesure de solidarité en limitant également la pêche de loisir.

L’Union européenne a finalement décidé de fixer un quota de maquereau à -48 % pour les pêcheurs professionnels. Ce choix va permettre de relever le quota de maquereau pour la pêche professionnelle. La ministre a ainsi décidé également de relever la limite pour la pêche de loisir de 5 à 10 maquereaux par jour et par personne.

« Ça reste trop juste »

Un arrêté publié le 1er avril 2026 (et ce n’est pas un poisson) au Journal officiel limite finalement le nombre de poissons à dix. Un changement salué par la Fédération nationale de la plaisance et des pêches en mer (FNPP) puisqu’il tient compte de « la dégradation des stocks », mais aussi de « l’impact marginal de la pêche de plaisance » sur ces derniers.

« Sachant que la grande majorité des plaisanciers ne font que quelques sorties par an, cette limite portée à 10 maquereaux par jour et par pêcheur pour une pêche familiale reste donc un équilibre raisonnable et responsable en termes de prélèvement sans impact majeur sur la ressource », indique la Fédération dans un communiqué daté du vendredi 3 avril.

Dans la Manche, le doublement de ce quota journalier ne soulève pas autant d’enthousiasme. Mi-mars, un peu plus d’un millier de personnes avaient défilé dans les rues de Cherbourg-en-Cotentin pour dénoncer cette limite, souhaitant la porter à 15 ou 20.

« C’est bien, on va pouvoir pêcher quand même. Mais on demandait plus que 10, car, pour nous pêcheurs, la pêche aux maquereaux reste occasionnelle. Et pour faire du maquereau fumé ou encore des bocaux, ça reste trop juste. » Allain Cossé, vice-président du comité départemental de la FNPP.

Des revendications portées au 52e congrès

Si aucune autre action ne semble prévue par les associations normandes ces prochains jours, un quota annualisé avec une limite journalière est toujours demandé. « Nous craignons également que la pêche professionnelle atteigne son quota avant l’été et que la pêche au maquereau soit fermée pour tout le monde le reste de l’année », exprime Allain Cossé, également président de l’Association des plaisanciers de Port Diélette (APPD).

Au même titre que la limitation de la pêche du lieu jaune à deux spécimens, contre trois dans le reste de l’Europe, cette demande fera partie des revendications portées par l’antenne manchoise de la FNPP à l’occasion de son 52e congrès, samedi 10 et dimanche 11 avril à Nantes.

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