Côtes-d'Armor. Les pêcheurs plaisanciers de cette commune disent non au quota de maquereaux
Les pêcheurs plaisanciers de Plestin sont contre le quota de cinq maquereaux par jour par personne.
© Le Trégor - Dominique Batton
Remontés, les pêcheurs plaisanciers de Plestin-les-Grèves affichent leurs arguments contre le quota de pêche aux maquereaux du ministère.

Le Trégor

Côtes-d’Armor. Les pêcheurs plaisanciers de cette commune disent non au quota de maquereaux

L’association des pêcheurs plaisanciers de Plestin-les-Grèves a fait part de son mécontentement face aux quotas de pêche aux maquereaux, récemment annoncés par Catherine Chabaud, ministre déléguée à la Mer et à la Pêche.

Des mesures disproportionnées

En tant que citoyens attachés à la mer et à son avenir, ils comprennent pleinement la nécessité d’une gestion responsable des ressources halieutiques, mais les mesures envisagées pour le maquereau leur paraissent disproportionnées.
« La pêche de loisir représente 1 à 3 % de la pêche en France et une pression bien moindre que la pêche industrielle intensive qui travaille à l’aspirateur, raclant tout sur son passage. » les pêcheurs plaisanciers. « La mer ne doit pas devenir un espace réservé à quelques-uns. »

Pour un quota annuel

Pour le président Daniel Garnier, le quota de cinq maquereaux par jour et par pêcheur n’est pas adapté à la pêche de loisirs. « Un pêcheur plaisancier part en mer sur la saison estivale essentiellement, ne peut parfois pas sortir plusieurs jours de suite compte tenu des conditions météorologiques et ne fait aucun maquereau : un quota semestriel ou annuel serait plus logique ». Les sorties en mer ne garantissent pas une prise de poissons journalière : on peut revenir bredouille.
Daniel Garnier invite chaque pêcheur plaisancier de l’Hexagone à écrire à la ministre, pour demander une révision profonde de ce projet, comme l’ont déjà fait à ce jour 17 députés et cinq sénateurs.
Récemment, Catherine Chabaud a déclaré qu’il y aura une consultation publique très prochainement.

Un impact sur le tissu économique local

Comme l’expliquent les membres présents, la pêche de loisir du maquereau constitue une activité essentielle pour de nombreux territoires.

Restreindre fortement cette pratique reviendrait à fragiliser davantage les acteurs, déjà confrontés à des difficultés structurelles.
Fabricants de bateaux, qui n’arriveront plus à vendre, sociétés d’hivernage et de maintenance des bateaux moins sollicitées, la location des corps morts, les boutiques de vente de matériel de pêche, etc.

Au final, entre la réglementation déjà existante pour les autres espèces, le coût de revient de la plaisance, cette restriction supplémentaire contribuerait un peu plus à la mort de la pêche et du tissu économique.
Bientôt, jugent les pêcheurs plaisanciers, le plaisir de savourer en famille ou entre amis, du bon poisson fraîchement pêché en mer ou depuis le ponton, ne sera plus qu’un lointain souvenir…

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