À La Barre-de-Monts, les gendarmes effectuent un contrôle préventif de bateaux pour une navigation en toute sécurité
« Montrez-moi vos gilets de sauvetage », requiert l’adjudant Durand, de la brigade nautique de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée). Détenteur du permis côtier passé à Orléans (Loiret) sur eaux calmes en 2013, Paul Burgaud s’exécute et présente neuf gilets différents. Ce dimanche 21 juin, les deux militaires intervenaient à la demande de l’association pêche loisir Atlantique Vendée (APLAV), basée à Bouin (Vendée) et de l’Association des usagers et amis de l’étier du Pont-Neuf, située à La Barre-de-Monts (Vendée). Ils ont contrôlé une dizaine de bateaux pour de la prévention.
« Un gilet de sauvetage doit présenter un indice de flottabilité supérieur à 100 newtons pour un permis côtier, car plus cette force est élevée plus la personne flottera. Sur les deux gilets à cartouche de gaz, la pastille indique une date limite à 2020, elles sont donc bonnes à changer. » Paul prend note que ses gilets ne sont pas aux normes. « De plus, le nombre de gilets doit être identique au nombre de personnes embarquées. »
Le gendarme continue son inspection : « Quel moyen lumineux étanche avez-vous à bord ? Quelle est la longueur de la ligne de mouillage ? Où sont la corne de brume, le compas, le feu de retournement et les deux coupe-circuit ? Sur la bouée couronne, le nom et l’immatriculation du bateau doivent être indiqués. » D’autres membres de l’association des usagers et amis de l’étier du Pont-Neuf et des membres de la station SNSM de Fromentine écoutent avec attention les recommandations du militaire. Après une bonne demi-heure de contrôle, Paul s’avoue satisfait. « Je dois acheter une lampe étanche, remettre de nouvelles cartouches de gaz dans deux gilets et mettre des piles dans le feu de retournement », commente l’adhérent des usagers de l’étier du Pont-Neuf.
Une intervention sans verbalisation
« Je sors quinze à vingt fois avec mon bateau pour pêcher ou me balader jusqu’à Noirmoutier ou l’île d’Yeu. » Ce contrôle préventif ne lui a donc pas été inutile, car il lui permettra de naviguer avec sa famille avec tout le matériel de sécurité nécessaire. « Nous intervenons à la demande d’associations de plaisanciers, sans verbalisation, pour que les plaisanciers et pêcheurs soient en règle », explique l’adjudant Martin de la brigade nautique gillocrucienne et adjoint au commandant d’unité.
Une opération qui n’est pas anodine mais qui vise à assurer la sécurité à bord des bateaux mais aussi à servir de piqûre de rappel pour certains qui n’auraient pas suivi les dernières réglementations. « La réglementation à bord des bateaux se retrouve dans la division 240, un document téléchargeable sur internet, qui évolue régulièrement », ajoute Isabelle Prévost, présidente de l’APLAV. Avant de poursuivre : « Le matériel est plus ou moins important selon une navigation de zéro à deux milles, entre deux et six milles et au-delà de six milles. Tout est indiqué dans ce document. »


