À partir de janvier, les plaisanciers devront déclarer leurs prises de pêche, à Douarnenez
Le premier adjoint au maire et le directeur du port de plaisance sont intervenus à l’assemblée générale des plaisanciers.
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L’association Plaisance Tréboul-Port-Rhu (PTPR) a tenu son assemblée générale samedi 22 novembre 2025 à la Maison du nautisme de Douarnenez (Finistère) devant une cinquantaine de personnes.

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À partir de janvier, les plaisanciers devront déclarer leurs prises de pêche, à Douarnenez

Un mauvais grain se présente à l’horizon de cette nouvelle année. « Les pêcheurs de loisir de plus de 16 ans seront soumis, à compter du 10 janvier 2026, à une obligation déclarative de prise (y compris en No-kill) », annonce Pasacal Morvan, le président de Plaisance Tréboul-Port-Rhu (PTPR), lors de l’assemblée générale, samedi 22 novembre 2025, à la maison du nautisme de Douarnenez (Finistère). Cette déclaration devra se faire sur une application mobile dénommée « RecFishing ».
Dans un premier temps, cette nouvelle mesure résultant d’une loi européenne porte sur quatre espèces : le bar, le lieu jaune, la dorade rose et le thon rouge. « Ce que je crains, c’est qu’on se retrouve avec une déclaration de pêche dans un premier temps, un permis obligatoire dans un second temps, et enfin un permis de pêche payant », alerte Pascal Morvan.

« Le nautisme, c’est l’image de la Ville »

Outre des travaux sur l’aire de carénage, la grue qui arrive en fin de vie, la ceinture béton, l’analyse des pieux a révélé le remplacement de dix-neuf d’entre eux pour un coût de 900 000 €. « On a complètement revu le plan pluriannuel d’investissement, ce n’était pas prévu et on n’a pas le choix : ce sera 450 000 € par an en 2027 et 2028, précise André Guillemot, maire adjoint délégué au nautisme. On sera obligé d’avoir un recours à l’emprunt. C’est la redevance des plaisanciers qui finance le budget. La politique nautique pour Douarnenez est un choix important. »
Concernant le dragage du port, les années précédentes, la Ville dégageait 80 000 € du budget annexe, passé aujourd’hui à 100 000 €. « Le nautisme, c’est l’image de la Ville », rappelle André Guillemot.
Quant aux bateaux ventouses, « on a demandé qu’ils soient mis en filière, ça ferait des places disponibles en ponton », ajoute Lionel Picard, vice-président de PTPR.

Plus de femmes dans l’association

Après avoir été au creux de la vague depuis quelques saisons, le flux progresse pour atteindre aujourd’hui un effectif de 139 adhérents (87 en 2023, 123 en 2024). « Cela donne une dynamique différente avec l’apport des femmes, 40 pour 99 hommes » , constate le président.
La répartition est la suivante : 38 % de voileux, 62 % de pêche-promenade et 1 kayak. Le président de PTPR lance l’idée d’élaborer une charte avec le Parc marin d’Iroise, en engagement réciproque entre les deux structures. Ce projet sera soumis au conseil d’administration. « Il n’est pas question de signer la charte s’il n’y a pas la volonté globale des adhérents », a précisé Pascal Morvan. Un programme copieux d’activités est prévu pour 2026 : activités culturelles, atelier cuisine, ateliers techniques, activités pêche et pêche au gros, sorties en mer, visites guidées…