« Face à l'accumulation de contraintes », les plaisanciers de la Confédération mer & liberté écrivent à Emmanuel Macron
La Confédération mer & liberté estime que «des contraintes, parfois arbitraires, pèsent sur les citoyens pratiquants la pêche en mer et la plaisance».
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Mi-février 2026 dans un entretien accordé à Ouest-France, Catherine Chabaud, ministre à la Mer et à la Pêche, a annoncé « un quota de cinq maquereaux par jour et par personne ». Pour la Confédération mer & liberté (CML), qui défend la plaisance, les pêches en mer récréatives et sportives, «…

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« Face à l’accumulation de contraintes », les plaisanciers de la Confédération mer & liberté écrivent à Emmanuel Macron

Mi-février 2026 dans un entretien accordé à Ouest-France, Catherine Chabaud, ministre à la Mer et à la Pêche, a annoncé « un quota de cinq maquereaux par jour et par personne ». Pour la Confédération mer & liberté (CML), qui défend la plaisance, les pêches en mer récréatives et sportives, « c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ». La CML en appelle au président de la République dans une lettre ouverte.

« C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. La Confédération mer & liberté (CML) », qui défend la plaisance, la pêche en mer récréative et sportive, ne digère pas l’annonce, dans les colonnes de Ouest-France par Catherine Chabaud, ministre à la Mer et à la Pêche, d’un « quota de cinq maquereaux par jour et par personne ».

La CML, dont le siège se trouve à Quimperlé (Finistère), a décidé d’adresser une lettre ouverte au président de la République face à « l’accumulation de contraintes, parfois arbitraires, qui pèsent aujourd’hui sur plus de deux millions de citoyens pratiquants la pêche en mer et la plaisance ».

La CML demande « de la proportionnalité et de la transparence »

Selon elle, les plaisanciers« ont, depuis deux ans, subi : le renforcement des quotas et des tailles minimales de nombreuses espèces ; la réduction des périodes de pêche sur certaines catégories ; une surtransposition nationale fréquente pour la plaisance de décisions prises à Bruxelles ; l’obligation d’enregistrement du pêcheur récréatif et la déclaration des captures des espèces sensibles (REC Fishing)… »

La CML « ne conteste pas la nécessité d’une gestion durable des ressources », mais souhaite « de la proportionnalité et de la transparence ».

Elle conclut en demandant : « la reconnaissance des efforts déjà entrepris par les pêcheurs en mer de loisirs ; le réexamen à dix de la limitation à cinq maquereaux qui constitue un symbole emblématique ; des quotas de poissons pour la pêche de loisir en cohérence avec son poids sur la ressource ; l’abandon du projet d’augmentation de la taxe annuelle sur les engins motorisés à usage personnel (TAEMUP) ; l’application intégrale du règlement européen sans restriction par surtransposition nationale pour le bar et le lieu jaune ; un moratoire de dix ans sur l’interdiction de l’usage du plomb en mer et au moins jusqu’à la parution d’études indépendantes comparées concernant la tenue à l’eau de mer des substituts envisagés par le ministère de l’écologie ; l’ouverture d’un débat public transparent sur la place respective de la pêche de loisir et de la pêche industrielle. »

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