Penvénan. Les plaisanciers voient leur liberté se réduire à cause des quotas
Avec près de 90 adhérents, l’amicale du Bout du quai des plaisanciers de Port-Blanc est une association très active. Elle organise régulièrement des ateliers et des animations dont le programme a été présenté samedi soir, lors de l’assemblée générale.
Mais l’une des missions de l’amicale est aussi l’information et il était à prévoir que les récentes mesures de contrôle imposées aux pêcheurs plaisanciers allaient faire grincer des dents. L’obligation de se déclarer sur le site Rec Fishing et de comptabiliser ses prises, soumises à quotas, est mal perçue : « La pêche en mer ne rime plus avec loisir et liberté », regrettent bon nombre de plaisanciers.
Et le président Guy Janinet a rempli son obligation d’information, assortie d’un sérieux bémol : « Nous avons le devoir de respecter ce règlement, mais nous ne sommes pas vraiment pour. Tout ceci pour éviter de dire que nous sommes contre ! »
« Trois bars, deux lieus et cinq maquereaux »
Leur activité est montrée du doigt et apparaît comme la responsable de la diminution des espèces. Beaucoup considèrent ce contrôle comme inacceptable.
Les pêcheurs de loisir ne savent pas exactement à quelle sauce ils seront mangés, mais dans un premier temps, ils devront limiter leurs prises à trois bars par jour et par pêcheur, à compter du 1er avril ; deux lieus, à compter du 1er mai et cinq maquereaux.
Pour le thon, une espèce pour laquelle 21 pêcheurs seulement possèdent un permis, le quota n’est pas encore fixé. La déclaration de prises devra se faire dans un délai maximum de 24 heures, sous peine d’amende. Malgré cela, l’amicale du Bout du quai jouera son rôle d’animation : atelier marée, matelotage, sécurité, soirée d’hiver, atelier hivernage… et un cochon grillé en novembre. Mais d’ores et déjà, certains plaisanciers ont vendu leur bateau.


