Plestin-les-Grèves. Les pêcheurs plaisanciers contre la réforme
Mercredi, le bureau de l’amicale s’est réuni pour signer la lettre à la ministre de la Mer.
Le président de l’Amicale des pêcheurs plaisanciers de Plestin, Daniel Garnier, a presque les larmes aux yeux, lorsqu’il fait tourner la lettre destinée à la ministre de la Mer. « La limitation, obligée par l’Europe, d’une pêche de cinq maquereaux par jour et par pêcheur n’a aucun sens. Cette…

Ouest-France

Plestin-les-Grèves. Les pêcheurs plaisanciers contre la réforme

Le président de l’Amicale des pêcheurs plaisanciers de Plestin, Daniel Garnier, a presque les larmes aux yeux, lorsqu’il fait tourner la lettre destinée à la ministre de la Mer.

« La limitation, obligée par l’Europe, d’une pêche de cinq maquereaux par jour et par pêcheur n’a aucun sens. Cette petite activité d’été entretient une économie locale et touristique pour de nombreux territoires littoraux. Avec ces contraintes, les plaisanciers vont vendre le bateau et leurs cannes à pêche, pendant que les pêcheries industrielles venues d’Angleterre et de Norvège pêchent autant qu’elles veulent et quotidiennement. »

La proposition de loi a vite généré une levée de boucliers de la part de la population, de la fédération nationale de la pêche et des élus : « Cinq sénateurs se sont emparés du sujet, dix-sept députés et près de deux millions de pêcheurs adhérents de 3 500 associations. »

À cela s’ajoute l’obligation de déclarer sur une application officielle, la veille de sa sortie, les espèces que l’on va pêcher.

Pour Daniel Garnier, « c’est un non-sens de plus. La pêche est aléatoire : des fois, on sort pour rien. C’est un plaisir d’être en mer, s’il faut déclarer tout cela sur Internet, sous peine de sanctions, ça n’est plus du plaisir… »

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