
Gaspillage halieutique de 500 kg de bars
La Confédération Mer et Liberté (CML), au nom de l’ensemble des pêcheurs de loisir et sportifs à qui tant d’efforts sont demandés pour préserver la ressource et qui les respectent, s’insurge contre le gaspillage manifeste de ressources halieutiques, récemment révélé par la découverte de quelque 500 kg de bars sous la taille réglementaire et jetés à la poubelle à la criée du Guilvinec, le 21 août 2025. Ce volume, découvert dans deux caisses « cachées », révèle une pratique inacceptable de certains sur le plan éthique, économique et écologique.
Le point de vue de la CML
- Perte écologique et gaspillage : chaque poisson détruit représente une ressource perdue. Cette pratique est en totale contradiction avec les engagements pour une pêche durable que prônent nombre d’acteurs responsables dont la CML.
- Injustice pour ces pêcheurs responsables : les pêcheurs récréatifs, respectant non seulement les tailles réglementaires mais aussi des quotas iniques pour la pêche de loisir, sont pénalisés par ce manque de rigueur de certains acteurs.
- Soutien aux pêcheurs récréatifs et professionnels qui s’obligent non seulement au respect des règlementations mais dont l’éthique participe à la préservation de la ressource et de l’environnement.
La Confédération Mer et Liberté insiste sur la nécessité d’une régulation claire, d’une application rigoureuse des réglementations et des contrôles, comme d’une responsabilisation collective pour préserver les ressources maritimes.
La Confédération Mer et Liberté continuera à s’opposer fortement à toute banalisation de tels comportements et à œuvrer pour une pêche digne, respectueuse de l’environnement et des générations futures, y compris une répartition équitable des efforts pour la préservation de la ressource. Cela s’applique pour l’ensemble des pêcheries, y compris bien entendu en interne à la confédération.
Le Télégramme : article du 26 août 2025
L’association des bolincheurs et le comité régional des pêches réagissent après le débarquement de 500 kg de bars sous taille, détruits à la criée du Guilvinec le 21 août dernier. Une enquête est réclamée.
« Ne pouvant que condamner les méthodes de pêche qui ne sont pas durables », Olivier Le Nézet, le président du comité régional des pêches, appelle « à ce que toute la lumière soit établie dans cette affaire. » (Vincent Le Guern)
La découverte de près de 500 kg de bars sous taille, détruits le 21 août à la criée du Guilvinec, dénoncée par les ligneurs de la pointe de Bretagne comme la pratique d’un bolincheur, conduit l’association qui réunit les 27 bolincheurs bretons à réagir. Pour Yvon Le Lay, son président, « Si ces faits se révélaient exacts, l’association des bolincheurs ne cautionne pas et ne cautionnera jamais de tels abus, elle condamne fermement ces faits s’ils sont avérés ».
Il souligne que les bolincheurs « font énormément d’efforts pour que tout se passe bien, notamment avec les ligneurs » et insiste : « si la mauvaise pratique d’un pêcheur était vérifiée, cela resterait un cas isolé, il ne faudrait en aucun cas mettre tous les bolincheurs dans le même sac » Cette position vise à souligner « l’engagement de l’association à respecter les réglementations en vigueur, en particulier la taille minimale des poissons » selon les propos de son président.
La possibilité de se constituer partie civile
Afin d’éclaircir les faits, les comités des pêches de Bretagne demandent, dans un communiqué « aux autorités compétentes de conduire une enquête approfondie ». Olivier Le Nézet, le président du comité régional, rejoint la position d’Yvon Le Lay, condamnant « de telles méthodes (…) si les faits sont avérés ». Dans ces conditions, les comités des pêches indiquent se réserver « la possibilité d’engager les mesures adaptées et de se constituer partie civile dans ce dossier. »